DSM-5 et les troubles neurodéveloppementaux

Conférencier : Marc J. Tassé, Ph.D.

Le 11 octobre 2018, à 08:45, durée de 90 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02589-18 (1,5 heures)

Le DSM-IV-TR a été publié en 2000. Après plus d'une douzaine d'années de travaux importants de la part de plus d'une centaine d'experts internationaux, la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) a été publié en 2013 par l'Association Américaine de Psychiatrie. Cette conférence plénière portera sur le DSM-5. Nous présenterons les changements importants entre le DSM-IV-TR et le DSM-5, en commençant par la raison motivant l'abandon de l'utilisation de chiffres Romains ("V") pour l'utilisation de chiffres arabes ("5"). Les troubles apparus dans l'enfance sont pris en considération dans une perspective développementale et longitudinale, ces troubles se trouvent décrits dans un chapitre sur les troubles neurodéveloppementaux. Les troubles neurodéveloppementaux sont un ensemble de conditions qui débutent durant la période du développement et incluent: déficience intellectuelle, trouble du spectre de l'autisme, troubles de la communication, déficit de l'attention/hyperactivité, troubles spécifiques des apprentissages, troubles moteurs et autres troubles neurodéveloppementaux. Nous aborderons les éléments importants concernant les critères diagnostiques des troubles neurodéveloppementaux portant une attention particulière à la déficience intellectuelle et au trouble du spectre de l'autisme. Nous discuterons des changements importants qui se retrouvent dans le DSM-5 et les implications pratiques de ces nouveaux concepts.

Prendre soin du cerveau d'attachement de l'enfant et de l'adolescent

Conférencier : Richard Robillard

Le 11 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

Les recherches en neurosciences affectives et sociales nous démontrent à quel point le cerveau de l'enfant et de l'adolescent est immature, fragile et malléable. Ces recherches alertent les adultes à l'importance d'une approche positive faite d'empathie, de bienveillance et de saine fermeté pour la maturation affective et social de leur cerveau.

On sait que leur cerveau a un immense besoin d'un lien d'attachement pour que leur maturité affective et sociale se développe. En effet, depuis plus de soixante ans les recherches sur la théorie de l'attachement montrent à quel point les pratiques des adultes influencent leur cerveau d'attachement.

On sait également que les pratiques constituées de "violence éducative ordinaire" sont très nuisibles au développement du cerveau d'attachement de l'enfant et de l'adolescent et bloquent leur maturation affective et sociale ainsi que leur lien d'attachement sécurisant. (Catherine Gueguen).

Malgré toutes ces avancées majeures sur la théorie de l'attachement et la maturation affective et sociale de l'enfant et de l'adolescent, force nous est d'admette que les pratiques des adultes (parents, enseignants et éducateurs) sont encore trop souvent prisonnières d'une éducation behaviorale qui se limite aux comportements et qui ne cherche pas à comprendre comment l'enfant et l'adolescent se développent au plan affectif et social (Joël Monzée).

Sans doute parce qu'il est difficile de se libérer d'une "pédagogie noire" comme l'a si bien démontré Alice Miller. "Sans doute parce qu'il est difficile d'admettre que, à leur insu et malgré leur bonne intention, les adultes n'agissent pas toujours pour le bien-être du jeune et que cela a des conséquences toute la vie, sur eux sur leurs descendants" comme le mentionne Yvane Wiart. Sans doute également parce qu'il est difficile de reconnaître notre ignorance sur comment un enfant et un adolescent se développent au plan affectif et social et l'importance cruciale d'un lien d'attachement sécurisant.

Alors, quel est notre objectif éducatif pour les décennies futures? De prendre soin du cerveau affectif, social et d'attachement de l'enfant et de l'adolescent avec de meilleures pratiques d'intervention basées sur l'approche positive. Comme le mentionne Thomas D'Ansembourg, "Si je pense autrement, je fais autrement et j'obtiens autre chose".

Déficience intellectuelle syndromique: profils cliniques et pistes d'intervention

Conférencière : Rébecca Beaulieu Bergeron, Psy.D.

Le 11 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02590-18 (1,25 heures)

Cet atelier de 75 minutes portera sur certains syndromes génétiques reliés à la déficience intellectuelle (ex. syndrome de Down, le syndrome X Fragile, Prader Willi, Sclérose tubéreuse de Bourneville). Des conditions parfois reliées à la déficience intellectuelle seront également abordées (ex. Gilles de la Tourette, épilepsie). Pour chaque syndrome (ou condition reliée), une explication du profil général sera présentée et des recommandations d'interventions seront suggérées. Une vignette clinique sera aussi présentée.

Communauté d'apprentissage pour améliorer la compréhension en lecture chez les jeunes (10-15 ans) ayant une déficience intellectuelle (DI)

Conférencière : Céline Chatenoud

Le 11 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

Les élèves ayant une déficience intellectuelle (DI) se retrouvent majoritairement parmi ceux rencontrant le plus de difficultés en lecture dès le plus jeune âge et qui persistent avec l'âge. Au cours de leur scolarisation, ils développent leurs compétences selon une courbe de progrès très peu évolutive (Channell et al., 2013; Sermier Dessemontet et de Chambrier, 2015). Un fossé se creuse et s'intensifie alors d'année en année entre leur rendement scolaire et le niveau de compétence attendu pour leur âge. Pourtant, plusieurs auteurs soutiennent que si les élèves ayant une DI n'apprennent pas à lire, c'est que cette activité ne leur est pas dispensée, ou encore mal dispensée. Les enseignants semblent avoir des attentes peu élevées dans l'apprentissage de la lecture pour ces élèves (Martini-Willemin, 2013), visant surtout l'atteinte d'objectifs fonctionnels (Duchesne, Rouette, Rocque et Langevin, 2002). Lors d'une recherche collaborative, notre équipe a travaillé durant près de trois ans avec une vingtaine d'enseignantes de 3 commissions scolaires de la région de Montréal (CSPI, CSDM, CSMB) afin de développer des approches et du matériel optimaux pour favoriser les apprentissages en lecture auprès des jeunes (10-15 ans) ayant une DI. La présentation permettra de mettre en lumière les activités déployées pendant et en amont de la recherche pour favoriser la mobilisation des connaissances sur le terrain. Elle permettra aussi de présenter et mettre à disposition le matériel construit avec les enseignants durant la recherche, en vue d'encourager son utilisation dans des contextes similaires et soutenir les apprentissages en compréhension en lecture pour les jeunes ayant un trouble du développement (DI, TSA, dysphasie).

L’accompagnement psychosocial de parents immigrants dont l’enfant a reçu un diagnostic de déficience intellectuelle ou de trouble du spectre de l’autisme : pratique intersectionnelle en milieu communautaire

Conférencière : Chloé Naud

Le 11 octobre 2018, à 13:30, durée de 75 minutes.

Alors que l’immigration apparaît comme un apport indéniable pour le Québec, les familles immigrantes rencontrent plusieurs défis tout au long du processus d’adaptation au sein de la société d’accueil. Il s’agit de défis notamment langagiers et culturels, ainsi que de difficultés telles que la déqualification, le chômage et la discrimination. Dans ce contexte, lorsque l’enfant présente une situation de handicap, des défis supplémentaires s’ajoutent à l’expérience migratoire. Non seulement les parents doivent s’adapter au fonctionnement général du système québécois, complexifié en cas de situation migratoire précaire, mais ils doivent également se familiariser avec la façon dont est appréhendé le handicap. Or, les discours portant sur la déficience intellectuelle et l’autisme, et sur les actions à préconiser auprès de l’enfant, sont largement construits socioculturellement. Le travail d’accompagnement psychosocial des parents immigrants dont l’enfant présente un diagnostic de déficience intellectuelle ou de trouble du spectre de l’autisme implique donc de tenir compte de différents enjeux situés aux intersections du handicap et de l’immigration. Quelques éléments issus des pratiques d’intervention développées au sein de l’Association multiethnique pour l’intégration des personnes handicapées (AMEIPH), dont les apports de l’utilisation du travail social de groupe et des arts auprès de ce groupe de la population, seront présentés.

Introduction à la dyspraxie verbale

Conférencière : Virginie Pilon, M.P.O.

Le 11 octobre 2018, à 13:30, durée de 75 minutes.

La dyspraxie verbale est une atteinte neurologique de la parole que l'on retrouve souvent chez les enfants présentant un trouble de langage ou autre trouble associé. Il s'agit d'un trouble des sons de la parole affectant la planification des mouvements nécessaires à l'articulation des sons, mots et phrases. Les enfants ayant une dyspraxie vivent souvent beaucoup de frustration de ne pas pouvoir être compris efficacement, ce qui peut résulter en des difficultés comportementales (ex. : mutisme, crises de colère, repli sur soi, etc.). Dans le cadre de cette présentation, définitions, manifestations et diagnostics différentiels seront d'abord discutés dans un but de vulgarisation afin de rendre le participant à même de mieux reconnaître la dyspraxie verbale. Des principes d'intervention utilisés en orthophonie seront ensuite démontrés. À la fin de cet atelier, les participants seront en mesure de décrire ce qu'est la dyspraxie verbale, de reconnaître des indices de la présence possible d'une dyspraxie verbale afin de référer en orthophonie et de connaître des façons d'interagir et d'intervenir avec les jeunes qui en sont atteints.

Le "double diagnostic" : l'identification et la prise en charge

Conférencier : Marc J. Tassé, Ph.D.

Le 11 octobre 2018, à 13:30, durée de 75 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02591-18 (1,25 heures)

Le double diagnostic est en fait une terminologie erronée car l'enfant ou l'adulte ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme à qui nous réservons cette nomenclature, présente souvent plus que deux diagnostics. Les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l'autisme (TSA) sont plus susceptibles (que les personnes de la population générale) de présenter des troubles psychiatriques. Certains estimés de comorbidité situent ces taux aux alentours de 3 ou 4 fois les taux de prévalence observés dans la population générale. Lors de cet atelier nous discuterons du phénomène connu sous le nom de "masquage diagnostique" et nous présenterons brièvement le "Diagnostic Manual - Intellectual Disability : 2e Édition" (DM-ID : 2), un guide pratique facilitant l'identification des troubles psychiatriques auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle. Nous aborderons les défis particuliers que posent les personnes ayant une DI ou un TSA dans l'identification ainsi que les meilleures pratiques d'intervention pour les intervenants travaillant avec des adolescents et des jeunes adultes. Nous nous concentrerons en particulier sur les troubles psychiatriques avec les taux de comorbidité les plus élevés, en autres : troubles dépressifs, troubles anxieux, troubles obsessionnels-compulsifs et troubles bipolaires.

Le développement de l'employabilité chez l'élève présentant une incapacité intellectuelle légère à la Formation préparatoire au travail : un modèle et des moyens d'intervention

Conférencière : France Joyal

Le 11 octobre 2018, à 13:30, durée de 75 minutes.

L'employabilité est un processus dynamique qui peut se développer. En tant qu'orientation fondamentale du parcours de Formation préparatoire au travail (FPT), l'école a la responsabilité de déployer tous les moyens nécessaires pour atteindre cette cible. L'approche privilégiée d'alternance travail-études va directement dans ce sens. Cet atelier vous fera découvrir le modèle de la formation pratique au Centre François- Michelle pour nos jeunes présentant des incapacités intellectuelles légères. Des moyens d'intervention vous seront présentés au regard des déficits liés aux fonctions exécutives en contexte de stage. Des clips vidéo vous feront aussi voir des jeunes en action. Enfin, des résultats de nos suivis post-formation vous seront brièvement exposés. Que sont-ils devenus au plan de l'insertion socio-professionnelle?

L'évaluation neuropsychologique : après le diagnostic, son utilité dans les interventions

Conférencière : Valérie Rouby, M.Ps.

Le 11 octobre 2018, à 15:15, durée de 75 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02592-18 (1,25 heures)

L'évaluation intellectuelle ainsi que l'évaluation des comportements adaptatifs sont à la base du diagnostic du handicap intellectuel. Passée cette première étape, c'est une évaluation plus poussée en neuropsychologie qui va permettre d'aider à la prise en charge, en révélant les forces et les faiblesses, en confirmant ou non l'existence de troubles associés et en mettant en évidence les mécanismes cognitifs atteints et ceux pouvant être mobilisés. En définitive, l'évaluation neuropsychologique doit permettre d'adapter les interventions à chaque enfant, adolescent ou adulte, car "personne n'apprend de la même façon".

La présentation visera à décrire la démarche dans l'évaluation neuropsychologique permettant d'atteindre les objectifs cités ci-dessus, et ce, dans le contexte bien particulier des interventions auprès d'une clientèle présentant un handicap intellectuel ou un retard global de développement.

La sexualité des enfants et des adolescents : comment différencier le naturel du problématique?

Conférenciers : Jean-Philippe Lapointe et Candy Carrier

Le 11 octobre 2018, à 15:15, durée de 75 minutes.

La sexualité des tout-petits est souvent déconcertante pour les adultes. Pour les enfants vivant avec une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l'autisme (TSA), ces manifestations de comportements sexuels relèvent souvent d'un tabou. Dans ce contexte, comment différencier le naturel du problématique? C'est à cette question que les conférenciers vont tenter de répondre, principalement en proposant des pistes d'interventions, de réflexions et des références pouvant soutenir les enseignants et éducateurs qui ont le privilège de travailler avec ces enfants. Dans le soutien/accompagnement des personnes vivant avec un DI/TSA, l'approche multidisciplinaire est reconnue comme étant la plus efficace. Monsieur Lapointe et Madame Carrier sont donc ravis de pouvoir participer à un tel congrès.

Relever les défis de l’enseignement de la littératie auprès d’élèves ayant une déficience intellectuelle importante par la mise en place d’une recherche participative novatrice.

Conférencières : Karine-N. Tremblay, Ph.D.; Valérie Cauchon; Émilie Léger

Le 11 octobre 2018, à 15:15, durée de 75 minutes.

Le développement des compétences en littératie chez les personnes ayant une déficience intellectuelle améliore leur qualité de vie en réduisant les obstacles à leur participation sociale (Martini-Willemin, 2013). Ce développement représente néanmoins un défi important pour leurs enseignants qui sont souvent peu outillés pour répondre aux besoins spécifiques des élèves. Plus la déficience intellectuelle est sévère, plus il y a de troubles associés, plus le défi d’enseignement est grand. De plus, il n’est pas simple d’identifier les modèles d’enseignement à privilégier (Browder et al., 1998). Les intervenants d’une école spécialisée pour les élèves présentant une déficience intellectuelle moyenne, sévère et profonde ont approché une équipe de chercheurs à la recherche de soutien dans l’optimisation des compétences en littératie de leurs élèves. Ils ont sollicité également du soutien pour le choix de matériel adapté et l’aménagement physique de leur bibliothèque puisque ces derniers ne répondaient pas aux besoins particuliers des élèves et ne permettaient pas la poursuite des pratiques pédagogiques amorcées en classe. Le but de la conférence est, dans un premier temps, de présenter le projet de recherche participative visant 1) le développement et l’appropriation de pratiques pédagogiques en littératie en salle de classe et en bibliothèque, 2) l’enrichissement des collections en bibliothèque, et 3) l’aménagement de l’environnement physique de la bibliothèque afin qu’elle soit davantage inclusive. Dans un deuxième temps, une synthèse des recherches scientifiques sera présentée dans le but de répondre aux questions suivantes : les élèves ayant une déficience intellectuelle plus importante peuvent-ils apprendre à lire ? Apprennent-ils à lire de la même façon ? Quelles sont les pratiques d’enseignement à privilégier ? Enfin, les apports et les défis rencontrés au cours d’une première année d’implantation d’une communauté de pratique visant l’accompagnement d’enseignants et de techniciens en éducation spécialisés dans le développement de leurs pratiques pédagogiques en littératie seront discutés.

Plan d'intervention : d'un document administratif à un précieux outil de collaboration.

Conférencières : Catherine Daigneault et Magalie Paquin-Forest

Le 11 octobre 2018, à 15:15, durée de 75 minutes.

Les rencontres de plan d'intervention (PI) ou (TÉVA) pour le plan de transition de l'école à la vie active sont parfois perçues comme des démarches peu productives dont les objectifs demeurent parfois nébuleux. Comme l'élaboration du plan d'intervention en milieu scolaire est obligatoire pour les jeunes ayant des besoins particuliers, il est facile d'en faire un outil administratif, voire une tâche supplémentaire et lourde, à expédier rapidement. Donc, comment s'assurer que ces rencontres deviennent un outil de collaboration indispensable ? Comment faire en sorte que ces rencontres et le PI ou le TÉVA qui en émergent servent de pivots pour l'accompagnement non seulement de l'élève, mais aussi de sa famille ? Comment soutenir les parents et le jeune dans le parcours scolaire de ce dernier, toujours dans la perspective de le guider vers l'autonomie? Cet atelier exposera donc les jalons à mettre en place pour transformer ce qui pourrait n'être qu'une tâche routinière, en un moyen d'intervention précieux. Il vous présentera aussi les modalités favorisant l'implication des jeunes dans leur plan d'intervention et ce, même pour des enfants de niveau primaire ayant une déficience intellectuelle légère. Nous verrons aussi l'impact, chez les jeunes adultes, de leur participation à leur TEVA. Enfin, nous présenterons brièvement les guides et les grilles que nous avons construits au cours de nos années de pratique au Centre François-Michelle.

L'art au service du mutisme sélectif

Conférencier : Thomas Shortliffe

Le 11 octobre 2018, à 15:15, durée de 75 minutes.

Qui sont ces jeunes qui ne parlent pas à l'école? Est-ce que leur silence peut nous apprendre quelque chose sur le mutisme sélectif? Selon certains rapports, cette condition affecte entre 0.03% et 0.76% de la population, et ce, à travers les pays occidentaux. Qu'est-ce qui explique un écart si important entre les estimés du nombre de cas existants? En fait, grand nombre de conditions tels que les troubles du langage, la déficience intellectuelle ou autres désordres neurologiques peuvent avoir une influence sur l'utilisation de la parole. L'expression par les arts semblerait une intervention à privilégier puisqu'elle sollicite la parole sans pour autant la rendre obligatoire. Nous tenterons de clarifier la nature du mutisme sélectif en illustrant le cheminement de quelques élèves de l'école primaire, au cours d'une vingtaine de périodes d'art-thérapie. Libérez votre créativité : une activité non-verbale artistique est à l'affiche!

Autodétermination : mieux conceptualiser pour mieux intervenir!

Conférencier : Yves Lachapelle

Le 12 octobre 2018, à 08:45, durée de 90 minutes.

L'autodétermination est un construit issu principalement de la philosophie, la sociologie, la psychologie et l'éducation. Historiquement, il fit d'abord l'objet de grands débats philosophiques entre "déterminisme" et "libre arbitre" puis est devenu un principe de justice, du droit d'une nation à s'autogouverner. Plus tard, la sociologie et la psychologie ont associé et définit ce terme en tant que construit personnel où l'autodétermination évoque la capacité d'une personne à gouverner sa vie. (Lachapelle et Wehmeyer, 2003). On définit celle-ci comme les "habiletés et attitudes requises chez une personne lui permettant d'agir directement sur sa vie en effectuant librement des choix non influencés par des agents externes indus" (Wehmeyer et Sands, 1996; p.24).

Depuis son introduction au Québec vers la fin des années 90, plusieurs travaux ont été réalisés permettant de concrétiser des outils et des programmes d'intervention spécifiquement voués aux personnes présentant une déficience intellectuelle (Lachapelle, Boisvert, Boutet et Rocque, 1998-1999). De plus, ce terme fait maintenant partie du discours d'une bonne partie des organisations et des acteurs qui accompagnent ces personnes. Outre ces outils et programmes, des travaux récents démontrent l'efficacité et le grand potentiel que représentent les technologies en soutien à l'autodétermination (Lachapelle, Lussier-Desrochers et Pigot, 2007).

Or, des connaissances récentes, issues de la psychologie de la motivation et de la personnalité, amènent les principaux chercheurs du domaine à associer et définir l'autodétermination dans le cadre des théories de "l'agentivité humaine". Ces théories partagent l'hypothèse que les aspirations personnelles incitent le comportement humain dans une volonté d'être le contributeur ou l'agent causal de son comportement. Ce contexte a engendré l'arrivée de la théorie de "l'agentivité causale" qui est une nouvelle conceptualisation du "modèle fonctionnel de l'autodétermination".

Afin de réaliser un état de situation en matière d'autodétermination, la communication traitera des conceptions théoriques de l'autodétermination et des interventions à privilégier pour en favoriser l'émergence.

«Nathan, viens apprendre par la technopédagogie sur tablette!»

Conférencière : Annie Lussier

Le 12 octobre 2018, à 08:45, durée de 90 minutes.

Cet atelier vise à outiller les intervenants œuvrant auprès d’enfants présentant de grands défis scolaires en français ou en mathématiques. L’exposé a pour objectifs de permettre aux pédagogues (des 3 cycles du primaire) de mieux connaitre les applications pédagogiques pour tablettes, découvrir les plus efficaces pour favoriser les apprentissages et la motivation des élèves, mais aussi les plus efficaces pour déjouer l’anxiété, l’inattention, la fatigue, etc. des enfants. Plusieurs applications voient le jour sur le marché, mais comment faire des choix judicieux parmi la foulée? Quelques critères seront donc aussi brièvement présentés pour déceler si une application est à proscrire ou à prescrire. À l’issue de cette présentation, les participants seront en mesure de conseiller des applications spécifiques en fonction des divers besoins.

Adaptation des parents à l’enfant aux besoins particuliers

Conférencière : Claude L. Normand, Ph.D.

Le 12 octobre 2018, à 08:45, durée de 90 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02593-18 (1,5 heures)

Cette présentation vise à répondre aux questions suivantes : Comment se fait l’adaptation des parents qui ont un enfant aux besoins particuliers? Comment ce processus se compare-t-il à un certain deuil à vivre? À quoi reconnaît-on l’intégration de la différence et l’adaptation positive? Comment peut-on soutenir les parents dans ce processus? La présentation sera alimentée d’extraits d’histoires vécues par des parents de jeunes qui présentent une déficience intellectuelle.

Interventions pour les troubles du comportement: État des connaissances, principes généraux et outils concrets.

Conférencière : Luc Lecavalier, Ph.D.

Le 12 octobre 2018, à 08:45, durée de 90 minutes.

Le but de cet atelier est de partager des données, des expériences et des réflexions personnelles sur les interventions pour les troubles du comportement chez les personnes qui présentent des troubles neuro-développementaux tels que la déficience intellectuelle ou le trouble du spectre de l'autisme (TSA). Au cours des dernières années, il y a eu une forte croissance d'études publiées dans le domaine et elles ont touché autant les interventions psychosociales que pharmacologiques. Une proportion importante de ces études (dont celle du conférencier) a été réalisée auprès d'enfants et d'adolescents présentant un TSA. Néanmoins, il est possible de dégager certains principes de base qui s'étendent à une majorité de personnes qui présentent des troubles neuro-développementaux (pas seulement les enfants TSA). Lors de cet atelier, nous survolerons l'état des connaissances générales des interventions pour les troubles du comportement (pharmacologie, interventions comportementales, thérapies, entraînement des habiletés sociales) tout en mettant l'accent sur quelques études significatives. A partir de ce survol, on tentera de découler des principes de base associés aux interventions efficaces. Les participants quitteront avec une meilleure connaissance du domaine, des principes de base qui favorisent le succès thérapeutique, et aussi avec des outils concrets dérivés à partir des interventions comportementales du conférencier.

La prévention-santé des personnes présentant une déficience intellectuelle par l'activité physique adaptée : intérêts, apports et recommandations

Conférencier : Christophe Maïano

Le 12 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

La prévention-santé des personnes présentant une déficience intellectuelle représente un enjeu important. C'est dans ce contexte que s'inscrit l'activité physique adaptée (APA). Au cours des deux dernières décennies, de nombreux travaux ont évalué l'efficacité des APA sur la santé et la qualité de vie des personnes présentant une déficience intellectuelle. L'APA peut, par exemple, constituer un moyen susceptible de retarder l'apparition de certaines maladies (surpoids ou obésité, dépression, etc.) ou de retarder les effets psychophysiologiques liés au vieillissement de cette population.

L'intervention en APA est fondée sur l'enseignement et l'utilisation des activités physiques et/ou sportives (APS) à des fins de prévention, de réhabilitation, d'éducation et/ou d'insertion sociale auprès des personnes présentant une déficience intellectuelle. Aujourd'hui, toutes les APS peuvent être proposées, à la condition que l'intervenant prenne en compte leurs spécificités et les caractéristiques des personnes présentant une déficience intellectuelle (par exemple, état de santé, spécificités, incapacités, etc.). Suite à cela, l'intervenant devra adapter et transformer les APS didactiquement (par exemple, modifications des règles, etc.) et pédagogiquement (par exemple, choix du matériel pédagogique, etc.). Ainsi, selon les caractéristiques de ces personnes et les spécificités des APS, les adaptations qui devront être mise en place seront plus ou moins importantes.

L'APA est un moyen de mise en relation et non pas une finalité. Elle n'a de sens que "dans, par et pour" le contexte dans laquelle elle est mise en place. Cela signifie qu'elle doit répondre aux finalités du contexte dans lequel elle est proposée. L'objectif de cette présentation est triple. Dans un premier temps, de présenter ce que nous entendons par APA. Dans un deuxième temps, de mettre en évidence l'intérêt et les apports des APA pour les personnes présentant une déficience intellectuelle. Enfin, de proposer des recommandations quant à l'utilisation des APA auprès de cette population.

Viens-tu au "Groupe de jeunes" vendredi?

Conférencières : Manon Roussin et Marie-Hélène Côté

Le 12 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

L'objectif de cet atelier est de présenter et d'expliquer les bienfaits des activités de loisirs pour de jeunes adolescents vivant avec une déficience intellectuelle et des troubles associés.

Les impacts des loisirs sur la socialisation, le langage et la communication, ainsi que sur les troubles associés seront abordés. Les apprentissages réalisés par les jeunes au fil des activités, l'élargissement de leurs horizons et surtout le sentiment d'appartenance développé lors des sorties seront mis en valeur. D'autres modèles de services de loisirs existant dans la région de Montréal seront aussi explorés.

Nous aborderons l'importance de l'implication des parents pour assurer le succès d'un tel programme, tant au niveau de la préparation que de la réalisation des activités. Nous soulignerons finalement le fait que les parents qui s'impliquent rencontrent d'autres parents vivant les mêmes préoccupations et y trouvent eux aussi une forme de soutien.

Pour mieux comprendre l'importance du contrôle exécutif et de la régulation dans les troubles neurodéveloppementaux : évaluation et pistes d'intervention

Conférenciers : Guy Sabourin, Ph.D. et Olivier Morin-Moncet

Le 12 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

Numéro de reconnaissance de l'Ordre des Psychologues pour la formation continue en psychothérapie: RE02594-18 (1,25 heures)

Depuis une dizaine d'années, des progrès intéressants ont été réalisés dans le domaine des troubles neurodéveloppementaux (TD) et de la neuropsychologie, en particulier au niveau de l'importance des fonctions exécutives ainsi que sur la régulation comportementale et émotionnelle. Après une présentation synthétique de l'état des connaissances cliniques actuelles et les avancées dans le domaine, nous exposerons un cadre de compréhension et d'intervention permettant d'intégrer ces nouvelles connaissances et d'en tirer des pistes d'intervention efficaces. En fait, les résultats de plus en plus d'études sur les fonctions exécutives chez cette clientèle tendent à démontrer la complexité des interactions entre les différentes variables concernées dans le développement d'enfants et d'adolescents présentant des TD. Nous retiendrons en priorité pour la présentation les résultats qui illustrent leurs impacts sur leurs difficultés d'adaptation, leurs difficultés comportementales ainsi que sur leur santé mentale avec une insistance sur l'influence des variables de l'environnement. À partir de ces constats, il est possible de dégager un modèle de compréhension du développement des habiletés de régulation comportementale et émotionnelle en tenant compte du niveau des capacités de contrôle exécutif (maturité des fonctions exécutives et cognitives) de l'enfant ou de l'adolescent. Dans un second temps, un cadre d'intervention sera présenté afin de faciliter le choix d'interventions les plus adaptés à la personne mais aussi à son entourage. Certaines cibles spécifiques d'interventions seront sélectionnées pour permettre d'illustrer ce cadre d'intervention par des exemples cliniques appliquées.

Scripto: pour exploiter et enrichir les connaissances lexicales des apprenants

Conférencière : José Pouliot

Le 12 octobre 2018, à 10:45, durée de 75 minutes.

Les connaissances antérieures des élèves devraient être au service de la compréhension et de la production de textes. Ces connaissances reflètent les expériences vécues par les jeunes et ce qu'ils ont pu conserver en mémoire. Elles devraient pouvoir être exprimées en mots, de plus en plus spécifiques, si les jeunes ont reçu de leur entourage des modèles langagiers ajustés à leurs capacités. Pourtant, une grande variabilité peut exister entre le bagage d'expériences et de mots chez les élèves d'une même classe rendant la sélection des écrits difficile pour les enseignants et la rédaction de messages plus ou moins laborieuse pour certains élèves. Ces derniers peuvent avoir de faibles connaissances lexicales ou y accéder difficilement. Comment alors soutenir l'exploitation des acquis antérieurs, contribuer à leur raffinement? Scripto est une approche visant l'enrichissement des connaissances lexicales des apprenants. Elle a été développée à partir de certaines conceptions de l'encodage évènementiel en mémoire. Elle s'appuie sur le développement langagier et sur une vision de l'apprentissage actif des élèves. La conférence présentera l'approche Scripto et fournira certains exemples d'exploitation à différents niveaux scolaires.

Anthropologie culturelle de la marginalité... et surtout de ceux qui leur viennent en aide

Conférencier : Serge Bouchard

Le 12 octobre 2018, à 13:30, durée de 75 minutes.

Monsieur Bouchard nous entraînera dans des réflexions anthropologiques et philosophiques traitant des marginaux et entre autres de la déficience intellectuelle ainsi que de la place que nous occupons auprès de ces jeunes et ultimement dans la société.

Quelle est la part de la peur dans la marginalisation et quelle est la part d'une culture basée sur la performance et l'élitisme? Serait-il incongru de leur reconnaître une "culture" qui leur soit propre, de la même manière que les intervenants de l'adaptation scolaire et des centres de réadaptation se savent appartenir à un même univers d'aidants?

On nous appelle de façon générique "intervenants". Les intervenants, qu'ils soient scolaires ou de la rééducation, sont souvent des gens altruistes, tournés vers les besoins de leurs "protégés". Mais vouloir aider est-il suffisant? Peuvent-ils faire une réelle différence dans le devenir et la qualité de vie des personnes dites différentes? Sont-ils eux aussi de "remarquables oubliés"?